


C'est à cette époque que naît le Comité
secret de psychanalyse, qui se retrouve régulièrement pour continuer à travailler sur les théories psychanalytiques il est composé par: Rank, Abraham, Eitingon, Jones, Ferenczi, Sachs,
Freud. Il fût dissous en 1924, après la mort d'Abraham. En 1902, un jeune médecin publie sa thèse de Doctorat "Psychologie et pathologie des prétendus phénomènes occultes" c'était Jung (cf, photo ,plus
haut) Dans cet écrit il faisait une longue place aux théories Freudiennes.
L'essor de la psychanalyse n'en fini plus, d'autres personnalités tels que Abraham, Eitingon, Nunbert, Riklin, Balint, rejoignent
Freud. Les femmes ne sont pas ignorées : Salomé, Anna Freud, Marie Bonnaparte, puis plus tard Klein,


(marie bonnaparte) (M. Klein)

(Anna Freud et son Père)
Petit à petit, l'idée d'un inconscient va naître dans la pensée de freud.
L'amitié qu'il avait entretenu avec Breuer, (ci-contre) y est surement pour quelque chose. C'est en parlant des difficultés rencontrées au cours du traitement d'une de ses patientes
"Anna O" que la théorie des mécanismes inconscients va naître.
Breuer était souvent appelé au chevet de sa patiente, le jour, la nuit. Il utilisait, la technique de l'hypnose afin de la "purger" de certains souvenirs non
"évacués". Cette patiente ne pouvait aimer que dans l'angoisse, et les phases hallucinatoires. Le docteur Breuer appelait cette technique la "Catharsis", elle permettait à une patiente
d'évoquer et parfois revivre des événements traumatiques.
Ce que Breuer réussit avec la méthode de l'hypnose "Catharsis", Freud va, lui, y parvenir avec la suggestion "persuasive" (la main posée sur le front de la patiente),
Freud abandonne l'hypnose.
"Quelle que soit la forme de ces manifestations, le
fondement de l'accés hystérique est un souvenir, la revivification hallucinatoire d'une scéne ayant joué un rôle important dans la maladie. Le contenu des souvenirs est généralement soit un
traumatisme dont l'intensité à été suffisante pour déclencher la crise, soit un incident qui parce qu'il est survenu à un moment particulier, a pris le caractère d'un
traumatisme"
Cette note date de 1892, et c'est la première fois que Freud ne pense plus comme l'anatomo-pathologiste et de neurologue qu'il a toujours été.
L'éloignement Freud/Breuer est de plus en plus visible. Breuer reste sur ses positions, à savoir, que les symtômes constatés sont liés uniquement à un disfonctionnement
physiologique. Freud lui, regarde de plus en plus du coté des conflits humains d'ordre psychique et sexuel. Breuer, évite ainsi de s'expliquer pourquoi sa patiente à sa "guérison" est persuadée d'attendre
un enfant de lui!
Pendant cette période, Freud entame un
e relation, et une correspondance importante avec Fliess. C'est là entre 1887,et 1902 que va naître de ces échanges , les conceptions du refoulement, la formation des symtômes,
la découverte du rêve, le complexe d'oedipe.
Ironie du sort, ou acte manqué ! C'est Breuer, qui conseillera à Fliess de suivre, et participer aux conférences du Docteur Freud sur le système
nerveux.
Ce que Breuer, ne pouvait, ou ne voulait pas faire, il envoya Fliess le faire !
Plein d'incertitude, sur la manière
de procéder, Freud se voit obligé de se taire lors des scéances et de laisser la méthode de l'hypnose et celle de la suggestion. En effet, ses patientes lui disent: " arrêtez de
m'interrompre, laissez-moi parler, ecoutez-moi" . C'est ainsi que Freud apprend alors à écouter! Cette technique de faire parler, et d'écouter ne ressemble en rien au protocole scientifique,
la technique ou méthode de l'association libre, est née !!
Les
femmes que Freud reçoit, parlent, mais en plus elle parlent de sexualité !!
De courrier, en courrier
de note en note, d'hypothèse en hypothèse, Freud avance, et Fliess est le témoin privilégié de cette avancé. Freud, fouille, cherche comme un archèologue. Il forge peu à peu ses théories sur la
psychopathologie du refoulement, les conflits, les pulsions, les angoisses, les répétitions, il écrira: " les symtômes sont presque toujours des compromis"
Sa théorie sur le rêve prend
forme, "le rêve est constitué d'éléments que connais l'individu sans le savoir". Freud ne crois pas au symbolisme traditionnel du rêve. Le "ça veut dire" n'a pas de
place dans la pensée Freudienne, c'est au rêveur dans sa singularité unique qu'il appartient de savoir, à partir d'éléments du rêve, certes, mais aussi de sa propre histoire, son propre vécu.
Pour Freud, le rêve est toujours l'expression d'un désir.
La parution,
de son oeuvre en 1899, de "l'interprétation des rêves" et la finalisation du complexe d'oedipe permet à Freud de renverser peu à peu son image auprès de la haute sphère des intellectuels, des
puissants.
Freud fût
nommé Professeur à l'université. La correspondance avec Fliess cessera, car peut-être n'avait-elle plus raison d'être.
Le Professeur Sigmund Freud, pouvait faire de la psychanalyse publiquement. Il écrira : " La chose est faite... l'approbation du public m'était acquise, voeux et
envois de fleurs pleuvaient, comme si le rôle de la sexualité avait soudain été découvert officiellement par sa majesté, la signification des rêves confirmée par le Conseil des ministres et
la nécessité d'une thérapeutique psychanalytique de l'Hystérie reconnue par le Parlement, à la majorité des deux tiers. Me voilà évidemment redevenu honorable, et les admirateurs intimidés me
saluent de loin dans les rues".
Après la haine, le rejet, les attaques Freud connait la reconnaissance, il devient fréquentable, et à partir de 1902 et 1905, de jeunes
médecins se regroupent autour de Freud dans le but d'apprendre la psychanalyse et de la transmettre.